Non classé, Réflexion d'un soir

Les adultes dans le monde sorcier : sont-ils responsables ? (2)

Je poursuis donc mes réflexions -après un certain temps d’absence- sur le comportement des adultes dans le film inspiré du deuxième tome de l’œuvre de J.K. Rowling. Nous pourrions croire que l’année précédente ait servi d’exemple et que les professeurs prennent notamment leurs responsabilités dans l’école qui sert de seconde -voire de première- maison à de nombreux adolescents. Il paraît que l’espoir fait vivre. Ne nous étonnons pas que ces jeunes sorciers règlent leurs problèmes entre eux. Je vous laisse maintenant lire mon analyse du deuxième film.

Harry Potter et la chambre des secrets

HP2 DVD

1/ Révélations des adultes au cours des vacances scolaires d’été

Cette première année à Poudlard n’encourage pas Harry à faire confiance aux adultes,  quelque soit leur monde d’origine. Les Dursley n’ont presque pas changé. Ils ont certes donné la « deuxième chambre de Dudley » à leur neveu mais celui-ci ne doit pas faire connaître son existence au potentiel client de Vernon. Et lorsque c’est le cas, il est désigné comme le neveu dérangé. Seul Dobby veut l’aider mais ses actions sont extrêmes et ont des conséquences qui pourraient s’avérer mortelles. Enfin délivré de cette prison, ce sont des adolescents qui viennent. Ces derniers, probablement choqués de la présence de ses barreaux à la fenêtre, le disent à leur mère qui se contente de les gronder sans s’inquiéter de ce fait. Et accueille ce nouvel invité avec plus de joie que ses propres fils ! On se demande ensuite pourquoi Ron est parfois jaloux de son meilleur ami. Que dire d’Arthur ? Il rentre chez lui et ne s’aperçoit pas de la présence d’un étranger avant de l’interroger sur l’utilité d’un canard en plastique. Arrive alors la lettre de Poudlard – étonnamment peu épaisse pour six listes. Et celle de Harry est aussi présente. Comment Dumbledore peut-il savoir où est Harry ? Rien n’était prévu ! Et s’il a un sort de surveillance, pourquoi personne n’est intervenu avant ? La série « irresponsable » continue. Ils doivent prendre la poudre de cheminette pour se rendre sur le Chemin de Traverse. Ron fait remarquer que Harry ne connaît pas ce système. Molly répond seulement qu’il doit passer en premier pour lui montrer l’exemple. Et les enfant de quatre ans aussi prennent le réseau seuls alors que leur prononciation n’est pas forcément correcte ? L’un des parents aurait pu aller avec lui. Pour une fois, merci Hagrid d’être dans la rue malfamée. Et aucun des parents Weasley ne semble s’inquiéter alors qu’ils ont remarqué qu’il avait mal prononcé. Non, Molly, dans la librairie, dit « Ah, tu es là Harry ». Ce n’est pas comme si un certain nombre de sorciers souhaiteraient le faire disparaître. Il faudrait également rappeler au photographe de la Gazette que Harry n’est pas une poupée de chiffon. Avez-vous remarqué avec quelle violence il l’attrape ? Finalement, seul le comportement de Lucius Malfoy n’est pas étonnant. Ancien mangemort, il est naturellement fasciné par la fameuse cicatrice. Et Harry sait au moins se défendre verbalement face à ce type de personnage dont il n’attend rien.

2/ Le jour de la rentrée

C’est ce qui m’a particulièrement interpellée et a repensée aux actions des adultes. Harry et Ron ne peuvent pas traverser la barrière du 9 ¾. Mrs Weasley ne semble pas en être perturbée, tout à son attention à sa petite fille chérie. Sa beuglante confirme cette première impression : d’accord pour gronder les garçons pour leurs décisions – même si je n’en suis pas vraiment étonnée car ils ont tous deux appris à se débrouiller seuls-, mais à aucun moment elle demande comment ils se sentent alors qu’ils ont quand même frôlé la mort deux fois ! – par le train et le saule cogneur. Côté Poudlard, même réaction. Snape menace de les exclure mais on peut au moins lui accorder qu’il a remarqué l’absence du héros et de son ami ! Que dire de Dumbledore et de McGonagall qui ne paraissent pas inquiets de leurs retards, seulement préoccupés des conséquences et des punitions. Une lettre aux tuteurs -sérieusement un courrier par hibou aux Dursley au vu de leur réaction lors du onzième anniversaire de leur neveu – et des détentions. Pas d’interrogation sur les raisons de la décision de prendre la voiture ni sur les raisons de l’impossibilité de passer la voie alors que c’est grave quand même : c’est un des endroits de transition entre les deux mondes. Et bien entendu, pas d’infirmerie, le saule cogneur aura eu probablement plus d’attention que les deux informés adolescents. Une question, l’infirmerie est-elle réservée pour les fins d’année, le quidditch, et les pétrifiés ?

3/ Le professeur Lockhart et autres

Je commencerai par un bref aparté sur Ron. Celui-ci a sa baguette cassée, tous le savent et connaissent les risques mais rien n’est fait pour la réparer ou la changer. Même si cela est une question de budget familial, les anciens de l’Ordre pourraient aider prétextant l’absolue nécessité d’une baguette fonctionnelle pour le meilleur ami de Harry Potter car il risque de se trouver dans une situation périlleuse au vu de la première année. A moins qu’ils n’avaient programmé le retour du sort d’Oubliette de Lockart ? Ce dont je doute sérieusement. Ou alors l’Ordre et le couple Weasley ignorent la gravité et la dangerosité de la confrontation précédente.
Revenons sur ce professeur élu cinq fois lauréat du sourire le plus charmeur par Sorcière-Hebdo. Je doute personnellement de ses capacités d’enseigner dès la première rencontre. Dans la librairie, nous comprenons explicitement qu’il s’appuie beaucoup (trop) sur son physique et sa réputation. Le premier cours, celui du film, confirme ces à-priori. La salle de classe est décorée de portraits de lui-même. Après une présentation douteuse, il montre à la classe des lutins en expliquant de ne pas crier. Et il prononce la phrase « Mutinlutin Malinpesti » en criant ce mot. C’est d’une réaction tout à fait normale. Puis il ouvre la cage avec l’ordre de les attraper. Comment ? Mystère. Même lui ne semble pas le savoir au vu de l’absence de résultat de son sort. Que Neville se fasse accrocher à un chandelier ne l’inquiète pas, ni que les élèves quittent la classe alors qu’il en est responsable ou encore la chute de l’immense squelette. Il ordonne aux derniers élèves de les rattraper. Merci à l’intelligence d’Hermione. Par contre, je continue à me demander comment il a pu rester à son poste alors que le fils unique de Lord Malfoy était dans cette classe. Cette absence de décision est surprenante face à celle de la troisième année alors que dans la situation Drago n’a pas suivi les consignes de sécurité. 4/ La gestion professorale au mystère de la Chambre des Secrets

Si nous avons retenu la mise à l’écart de Dumbledore par les gouverneurs – dont Lord Malfoy – et l’emprisonnement de Hagrid à Azkaban, la gestion de ce problème n’en est pas pour autant limitée. Les enseignants ne savent pas ce qui pétrifie les vivants et les non-vivants. La Chambre des Secrets demeure un mythe alors que cinquante ans auparavant une élève a été retrouvée morte et personne ne semble avoir demandé à son fantôme les circonstances de sa mort et encore moins fait une quelconque recherche pour savoir ce qui peut tuer un humain. Dumbledore ne croit pas à la version de Tom Riddle. Pourquoi n’enquête-t-il pas véritablement ? Les acromentules jugées dangereuses ne sont pourront pourtant pas inconnues. Aragog aurait piqué, mordu mais pas pétrifié ou tué par un regard. Ce n’est pas crédible. De plus, Hagrid devient garde-chasse donc il n’est pas dangereux. Il reste néanmoins surprenant que ce dernier, approuvé indirectement par le directeur, envoie deux enfants de douze ans dans la Forêt Interdite dans un nid de ces araignées gigantesques. Et pourquoi Salazar Serpentard prendrait une araignée comme animal symbole pour accomplir sa discrimination ? Tout le monde sait qu’un serpent le représente car il était fourchelangue. Pourquoi les professeurs n’ont pas cherché parmi les reptiles puissants ? Une élève de deuxième année, sur un conseil du garde-chasse, découvre l’animal exact et sa manière de se déplacer dans l’école. Un autre pense à interroger le fantôme de l’élève morte. Ce n’est pas normal. Par ailleurs je continue à douter du fait que les parents des élèves pétrifiés aient été prévenu. Je doute que ceux-ci les auraient autorisés à revenir dans cette école où ils ont été en danger de mort. Concernant leurs guérisons, madame Pomfresh, le professeur Chourave et le professeur Snape ont activement travaillé pour cela. Mais pourquoi l’école n’a-t-elle pas demandé de l’aide à Sainte-Mangouste pour la potion ou à des botanistes professionnels pour des mandragores matures ?
Venons en maintenant à l’aventure (ou épreuve) de l’année scolaire, la disparition de Ginny Weasley par le monstre de la Chambre des Secrets. Le professeur McGonagall s’avoue vaincue avant même une quelconque recherche. Quel courage pour la directrice de Griffondor ! Quant à Snape, alors qu’il a conscience de l’incompétence de son collègue, demande à Lockhart de partir à l’aventure pour trouver une jeune élève. Au niveau responsabilité, il y a mieux. J’ai déjà abordé plus haut l’irresponsabilité du professeur de DCFM. Mais sa vantardise et son mensonge permanent ne sont vraiment révélés que durant cet événement. Comme il a affirmé connaître l’emplacement de la Chambre, il est désigné par le corps enseignant pour retrouver l’enfant. Personne n’a pensé à l’accompagner à ce moment ni auparavant pour vérifier ses dires, voir affronter le fameux monstre mystérieux. Ce sont Harry et Ron qui forcent Lockhart à agir. D’ailleurs il est surprenant que un sorcier adulte n’est pas capable de se défendre face à deux jeunes adolescents. Autre surprise, malgré le rappel lors du cours de duel, le professeur de DCFM ne souvient plus que la baguette de son élève est cassée, ce qui se retourne contre lui – à moins qu’il avait déjà des problèmes de mémoire à force de s’approprier les aventures d’autrui. Que dire de l’absence flagrante d’adulte dans la Chambre ? Le phœnix qui aurait pu transporter les deux enfants en moins d’une minute crève les yeux du basilic avant de laisser Harry se débrouiller face à l’immense serpent puis de revenir tranquillement emmener les Gryffondors. Si Ginny est ensuite un minimum entourée par sa famille, bien que aucun suivi psychologique ne soit prévu – encore une fois-, Harry a provoqué la mort d’un spectre et un dommage indirect à un professeur (même incapable) et n’a toujours aucun suivi. Et ce n’est pas les Dursley qui l’auraient aidé. Il en est de même pour les élèves né-moldus dont les parents ne sont pas capables de réellement comprendre ce qu’ils ont vécu ( voir un immense serpent, croire mourir dans les secondes suivantes puis être dans un équivalent de coma pendant plusieurs mois). Autre marque d’irresponsabilité des adultes mais à un moindre niveau : Ron doit envoyer une missive officielle pour délivrer Hagrid alors que Errol est une légende (au sens négatif), il avait atterrit dans un plat quelques mois plus tôt. Or ce n’est pas une responsabilité à donner à un enfant.

Disclamer : L’histoire et le script ne m’appartiennent pas. Les photographies sont extraites du film.

 

Bon réveillon !

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