Féministe, Réflexion d'un soir

La société est-elle prête à accepter la différence ?

Tout d’abord, je vous demande de me pardonner pour l’état de publication de l’article sur les pages spéciales du bujo. Je l’avais écris plusieurs semaines en avance et j’ai un peu -beaucoup- laissé de côté le blog pendant près d’un mois. Cependant je n’avais pas annulé la publication prévue des articles mais la relecture est totalement passée à la trappe. Je sais également que je n’ai toujours pas publié le dernier article sur Harry Potter : je n’arrive plus du tout à m’y mettre mais je le ferai un jour ( au plus tard en octobre). Bien, maintenant, passons au sujet de l’article en lui-même, thème probablement mis en avant par les médias en cette période de rentrée (du moins pour la seconde partie).

J’ai hésité à placer cet article dans Réflexion d’un soir, mais finalement cela concerne également les femmes.
Cette question m’est venue en regardant la série « the good doctor » dans lequel un homme ayant un autisme de type Asperger débute dans le monde du travail (je développerai plus loin dans l’article).

L’interrogation est valable pour de nombreuses personnes dont les femmes. Bien que les femmes travaillent depuis plusieurs siècles, cela n’est reconnu que depuis quelques décennies. Le monde du travail est en effet dirigé par des hommes, généralement autour de la cinquantaine, en bonne santé aussi bien physique que psychologique. Et les femmes doivent s’intégrer dans cet univers dont elles n’ont pas tous les codes. Malgré les prises de conscience des comportements sexistes, le monde du travail reste encore un lieu où de nombreuses personnes n’ont pas forcément conscience de leurs actions à ce propos. La tenue est en un exemple flagrant. Féminine mais pas trop sexy, de préférence en chaussures de ville, idéalement en escarpin (adieu le confort), jupe et robe vous metteront en avantage. Votre caractère sera presque toujours un frein, un objet de critique : si vous vous fondez dans la masse, on risque d’oublier votre avis, si vous vous affirmez, vous risquez d’être vu comme trop sûre de vous, ch***te. Que dire des métiers ? Si de plus en plus de femmes se dirigent vers des professions dite masculines avec de grandes difficultés d’adaptation, la plupart sont dans la représentation de l’entreprise face aux clients (secrétaire, standardiste, …) ou à des niveaux peu élevés. Avoir un poste très haut dans l’entreprise est plus rare, surtout si elle est importante. Les ambitieuses connaissent les critiques qui arrivent de toutes parts. Si dans un premier temps, cette ambition est valorisée par l’entourage, il arrive un âge auquel elle est nuancée. Encore aujourd’hui, de nombreuses personnes pensent que la femme ne peut s’accomplir que dans la maternité. Et que celle-ci est forcément un frein à la carrière professionnelle. Dès qu’elles cherchent à gravir les échelons (enfin, je pourrai dire l’Hymalalya), on leur renvoie leur responsabilité par rapport à leurs enfants (parfois futurs), on les culpabilise si elles s’investissent trop dans leur travail, ce qui serait négatif pour les enfants. Bref, si les femmes ont obtenu un salaire officiel, elles restent entre deux chaises, attachées aux deux qui s’éloignent, elles bataillant pour être un Wonder Woman. Or si j’estime que la société n’est pas réellement prête à accepter cette différence qu’est la femme face à l’homme, c’est qu’elle n’est pas vraiment prête à accepter la grossesse comme un moment de la vie biologique, qui participe pourtant grandement à la société de consommation que est la nôtre actuellement. Je conseille de voir le film Numéro Une qui me semble être un exemple concret de la situation.

 

Mon doute quant à l’intégration de la différence dans la société m’est apparue par celle des personnes étant reconnues comme porteuses d’un handicap. Comme je l’ai dit précédemment, le personnage principal de « the good doctor » est atteint d’autisme de type Asperger : il connaît le corps humain par cœur et sa capacité de réflexion est très rapide. Bref, une perle pour réagir en tant que chirurgien. Seul hic, le manque de communication, sauf pour dire comment on pourrait sauver les patients. Or cela dérange fortement le personnel médical même si il a permis de sauver la vie d’un enfant juste avant d’arriver à l’hôpital. Pourtant nous aurions pu penser que connaissant médicalement la situation, ce corps de métier serait plus apte à intégrer ce jeune homme. Certes il dit cash ce qu’il pense donc ce n’est pas idéal pour rassurer le patient mais il n’est pas plus insensible qu’un autre chirurgien en chef qui ne prend pas en compte les angoisses de ses patients. Finalement, la présence de ce jeune homme met en lumière les comportements des autres en tant que personnel soignant et en tant que dirigeants de l’hôpital.
Bien que le travail des personnes ayant un handicap a été pensé par la loi, il me semble que cela ne soit encore de sitôt intégrer par la société. Il est vrai que ces dernières années, l’éducation nationale souhaite intégrer plus régulièrement et plus facilement ces élèves mais les enseignants ne sont pas suffisamment formés sur le sujet. Chaque handicap est différent, il n’est pas possible d’avoir le temps d’étudier chacun correctement, encore moins de connaître les besoins spécifiquement de chaque enfant. De plus, la difficulté d’obtenir une AVS à temps plein rend plus difficile le suivi personnel. Il faudrait que lorsque qu’un enseignant, une école va accueillir un enfant atteint de handicap, une formation détaillée en présentiel soit proposée et comptabilisée en tant qu’heures de formation. Autre chose, le programme actuel demande une maîtrise égale de toutes les disciplines pour obtenir le premier diplôme, le brevet. Or nombre d’élèves qui n’ont pas de parcours particulier n’ont pas un niveau égal en physique qu’en histoire. Donc demander cela a des élèves ayant des difficultés à la base auront beaucoup de difficulté à s’approcher de ces exigences. Or les métiers qui acceptent les personnes sans aucun diplôme sont rares. Les entreprises ne sont, pour la plupart, pas prête à s’adapter aux besoins de ces personnes. Et lorsqu’elles s’élèvent dans les études, les codes des métiers sont tellement cadrés qu’une personne qui n’y répond pas est très difficilement acceptée.

 

Je tiens à préciser que si je suis une femme, je ne suis pas atteinte d’un handicap donc je n’en parle que d’un point de vue extérieur dont j’ai pris conscience par la série que j’ai abordée. Donc n’hésitez pas à dire si votre expérience est différente, à donner des précisions que je n’ai pas.

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