Réflexion d'un soir

Pour que mon corps m’appartienne #MONcorpsMESchoix #euthanasie#dond’organes

Me voilà de retour sur un sujet à débat mais qui selon moi a une base semblable que celui de l’IVG, le respect des choix d’une personne pour son corps.

2/ La fin de vie : euthanasie et don d’organes

Situation vécue

On pourrait me reprocher que cela n’a aucun lien avec l’IVG. Eh bien je n’en suis pas si sûre que vous. Parce que la question reste la même : qui prend les décisions pour mon corps ? Ce sujet n’étant pas tabou dans ma famille, je n’ai pas de complexe à en parler. Il y a 10 ans ma grand-mère a fait un AVC à 89 ans un mardi de septembre. Les secours ont rapidement été contactés. Dans les faits, je comprends le réflexe -après tout elle était en bonne santé bien qu’un peu fatiguée durant l’été. Les médecins étaient optimistes, des séances de kiné et d’orthophonistes devaient changer les choses rapidement. A ce stade pourquoi pas. Mais déjà elle ne souhaitait plus se battre, elle l’a fait comprendre à une de ses amies. Elle savait avoir fait son temps, peut-être voulait-elle rejoindre sa famille défunte depuis de nombreuses années. Toujours est-il qu’un deuxième AVC survient. Ses capacités furent grandement diminuées mais les médecins restaient optimistes. Pour observer peu de temps après un troisième AVC avec des conséquences mortelles.

Mon avis après sur la surmédicalisation

Une obligation d’hospitalisation pendant 2 mois dans une chambre pour une femme qui n’aimait pas rester assisse -sauf pour cuisiner et encore-, sinon elle était dans son jardin de bonne heure au point parfois de protester si les visites se multipliaient dans la même journée. Je reste persuadée qu’elle aurait préférée retourner vivre chez elle après le premier AVC. Oui elle savait qu’il lui restait peu de temps mais elle aurait pu vivre comme elle l’entendait. Oui il aurait fallut s’organiser pour que quelqu’un passe régulièrement voir vive avec elle mais ses enfants étant disponibles cela n’aurait pas ou très peu posé problème. Et personnellement j’aurai préféré la savoir morte en s’acharnant à travailler la terre qu’au son des machines. Parce que si aujourd’hui tout est médicalisé, cela n’a pas toujours été le cas. Et un AVC, c’est surtout une alerte de ton corps qui te dit qu’il est trop fatigué à cause de l’épuisement des ressources ou à cause de l’âge parce que notre corps n’est pas éternel ! Comme votre PC, à un moment il est dépassé. Alors oui je pense que chacun doit parler de ses choix si on se retrouvait dans une situation grave que ce soit une maladie incurable, une paralysie (presque) totale ou un AVC et ses conséquences à un âge avancé. Et surtout qu’il soit pris  en compte par le personnel médical et les proches. Oui cette décision a été prise avant la situation mais elle devrait être respectée. Si la personne peut encore communiquer, c’est encore plus important.

Vouloir mourir dans la dignité

Cependant vouloir ne pas persister à survivre ne veut pas dire vouloir crever. Oui j’ai bien dit crever. Car c’est ce que je pense. Si vous ne le savez pas, dans le cas où l’euthanasie a été autorisé, ce n’est pas une piqûre d’un produit mortel que vous aurez mais simplement plus de nourriture ni d’eau. Cela peut durer deux/trois jours comme vingt ou plus ! Ce qui dans un autre contexte s’appelle de la torture. Alors oui je suis pour avoir le choix de continuer ou non à vivre dans ces situations et je demande le droit de mourir dans la dignité (il semblerait que la morphine à haute dose est mortelle). J’ai conscience que pour l’entourage cela peut être difficile à vivre mais préférez-vous voir votre proche souffrir sans répit et dépérir peu à peu ? Pour ceux et celles qui me reprocheraient de ne pas avoir eu à le vivre pour mes parents, je vous répondrai que je sais que je pourrai y être confronté. Mon père dit et répète qu’il ne veut pas qu’on cherche à prolonger sa vie s’il se retrouve dans cette situation. Ce n’est pas un secret et je le respecterai. Cela me sera difficile, m’attristera mais j’estime que le minimum est de respecter sa décision.

 

Le don d’organes

Un autre sujet qui est intimement lié à la mort est le don d’organes. Depuis quelques années en France, il faut s’inscrire pour NE PAS donner. Sinon la famille et le mort n’ont pas de voix, pas de choix. Euh… bien que la personne morte le soit, c’est son corps pas celui de décisions politiques ! Oui le don sauve des vies mais dans ce cas à quand l’obligation de donner systématiquement un rein parce qu’on en a deux ? J’estime qu’en parler à son entourage -celui à qui on pourrait poser la question- devrait suffire. A mes yeux cette loi tend à s’apparenter à un forme de vol d’organes. Un gros mot peut-être mais sous prétexte de ne pas être inscrit sur une liste, des personnes qui ne te connaissent pas peuvent choisir de quoi faire de ton corps. Alors que s’inscrire pour des dons est beaucoup logique et respectueux des décisions de chacun. Pourquoi pas simplifier l’inscription en passant par le médecin ou la pharmacie. Mais je ne demande qu’une chose à la démocratie, c’est de respecter MONcorpsMESchoix et pas ceux du personnel soignant ou législatif.

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1 réflexion au sujet de “Pour que mon corps m’appartienne #MONcorpsMESchoix #euthanasie#dond’organes”

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