Féministe, Réflexion d'un soir

Pour que mon corps m’appartienne #MONcorpsMESchoix #dondovocytes

Enfin un article en temps et en heure. Il faut peut-être sortir le champagne…. En cette période de saint Valentin, je voulais vous parler d’amour, de don de soi et plus exactement de gamètes reproductrices. C’est à dire de spermatozoïdes et d’ovules. Il y a quelques mois, après avoir lu plusieurs témoignages de couples en difficulté pour créer des enfants, j’ai voulu me renseigner sur le don d’ovules. Je suis en bonne santé, jeune. Je me suis dit pourquoi pas.
Direction www.service-public.fr Le site officiel pour la France. Si vous pensez que le journaliste Yann Moix était le seul à s’occuper de l’age des femmes, je vous apprends que c’est rate. Vous devez être majeure et avoir moins de 37 ans. Enfin si vous êtes une femme parce que si vous êtes un homme vous avez le droit de donner jusqu’à 44 ans. Au passage, si vous êtes en couple, sachez qu’il faut l’autorisation du conjoint ou de la conjointe ! Alors que c’est notre corps, nos décisions.
Première discrimination. Mais cela ne s’arrête pas là. Une femme est comme vous le savez biologiquement limité dans le temps pour procréer, ce qui n’est pas le cas des hommes – en tout cas dans une moindre mesure. Dans le monde idéal, je pensais que la moitié des ovules booster pour le don serait pour la donneuse car rien ne lui promet qu’elle n’aura pas de problème pour enfanter le jour où elle le désirera. Si les « aides médicales » ne permettent de produire que 5 ovules ou moins, sachez que vous les perdez toutes, aucune ne pourra vous revenir. Il vous faut au moins 6 pour en garder. Quelques que soit le nombre d’ovocytes matures, 5 minimum et la moitié en cas de nombre supérieur à 10 seront automatiquement réservés pour le don. J’avoue que cela m’a refroidi. Aider oui mais pas au point de me priver de nombreuses possibilités d’avoir un enfant le jour où je le souhaiterais. Je pense que ce concept est dommage car il freine probablement des donneuses potentielles -dont moi.

Dans le cas où vous avez suffisamment produit d’ovules pour en garder pour vous, quelles sont les conditions pour les utiliser ? Car oui elles peuvent être officiellement à vous mais vous pouvez ne pas avoir le droit de les utiliser pour vous. Premièrement oublier tout de suite si vous avez déjà eu des enfants. Il est probablement estimé que si vous avez décidé d’être donneuse, c’est que vous n’en voudrez plus jamais -bien qu’aujourd’hui les couples se font et se défont et donc le désir d’enfant peut se renouveler. Ensuite vous devez vous aussi connaître le parcours du combattant soit le besoin de passer par l’assistance médicale à la procréation. Autrement dit avoir des difficultés pour tomber enceinte. Tout en sachant que vous devez être en couple hétérosexuel, et qu’au moins l’un des deux souffre « d’une stérilité (ou infertilité) pathologique médicalement constatée (bilan d’infertilité) » ou est « porteur d’une maladie grave, susceptible d’être transmise au conjoint ou à l’enfant ». Et si vous êtes célibataire, oubliez tout de suite. Or je pense que c’est très illogique. À moins qu’ une maladie se développe entre temps ou que vous ayez un accident, je doute que vous deveniez stérile d’un claquement de doigts. L’exception est l’endométriose. Or pour qu’une femme soit acceptée comme donneuse, il lui faut faire une batterie de test et une partie des volontaires sont refusées. Je peux supposer sans qu’une femme pouvant potentiellement avoir des difficultés à tomber enceinte (antécédents familiaux) risque grandement d’être refusée.

Or je pense qu’ étant limité biologiquement et temporellement une femme, notamment une donneuse, devrait pouvoir utiliser une partie de ses ovules quand elle désirerait un enfant. En couple – de quelle nature qu’il soit- ou non. Car à l’heure actuelle, la femme occidentale doit faire face à la pression de la réussite professionnelle, qui peut prendre de nombreuses années, et à la réalisation de son couple par un enfant. Elle devrait pouvoir choisir plus librement le moment où elle souhaite enfanter afin de mieux se sentir prête. Parallèlement il faudrait que la société accepte qu’un parent puisse décider de se retirer du monde du travail pour éduquer ses enfants sans que cela lui porte préjudice pour sa carrière. Car les enfants sont l’avenir, ceux qui feront tourner le monde et accessoirement payeront nos retraites. Ils sont donc essentiels et il est donc essentiel de penser à leur éducation et donc à ceux qui sen occupe.
Bien que je sois CONSCIENTE que mon article ne va pas révolutionner les lois, je ne peux qu’espérer qu’il fasse réfléchir chacun. Et créer peut-être une discussion avec vous dans les commentaires !

Sources

https://www.cecos.org/node/4236

https://www.dondovocytes.fr

https://www.service-public.fr/particuliers/vosdroits/F24586

https://bamp.fr/category/amp/don-de-gametes-amp/

 

Et pour ceux et celles qui ne connaissent pas déjà mon blog, je vous renvoie à d’autres articles de la série Pour que mon corps m’appartienne. Le premier évoque mon opinion sur l’avortement et l’IVG, le deuxième évoque l’euthanasie.

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